Le silence organisationnel peut avoir des conséquences néfastes pour les collaborateurs et l’organisation de l’entreprise. A vouloir s’approcher toujours plus près du taux zéro en termes de sécurité, on risque rapidement de se retrouver avec un taux zéro de communication.

 

Comment développer une culture de sécurité tout en prenant en compte les questions issues du terrain ?

 

A la recherche du zéro défaut perdu…

L’article L4121-1, du code du travail, oblige « l’employeur à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. »

L’ensemble de ses mesures sont rassemblées et inscrites dans un dit « Document Unique » DU.

Les actions mises en œuvre par l’entreprise visant à la réduction voire l’annulation de ces risques, sont matérialisées par l’utilisation d’indicateurs.

Les Systèmes de Management de la Santé-Sécurité au Travail (SMS) sont incontournables dans la gestion de la Santé-Sécurité au Travail (SST).

La construction d’indicateurs en SST permet d’obtenir un retour sur l’efficacité du SMS et d’en piloter l’activité tout en mettant en relief les points forts et les points faibles.

Les SMS offrent un moyen de comparer les résultats en SST, du niveau de performance des entreprises. Allant jusqu’à faire un benchmarking interne des différents niveaux d’organisation d’une même entreprise. Les managers peuvent ainsi identifier les secteurs d’activités où de l’organisation qui présentent des niveaux de résultats satisfaisants ou pas…

La communication s’en trouve simplifiée et l’information faite est claire pour sensibiliser les salariés sur des dérives éventuelles.

Ces indicateurs présentent pourtant de nombreuses limites, notamment cognitive et n’aident en rien à la mise en place d’action ou de prise de décision.

« Ces types de mesures sont donc orientés vers le passé et ils suggèrent la mise en place d’actions correctives uniquement après l’occurrence de l’accident » (Baker, 2007).

« Lorsque la maturité des SMS est élevée, le faible nombre ou l’absence d’événements indésirables n’offre plus de terrain d’études satisfaisant. Les indicateurs de résultats SST ne sont plus statistiquement significatifs et ne reflètent que l’effet du hasard » (O’Brien, 2000).

 

Cliquez ici pour lire la suite de l’article

Laissez un avis

requis